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Avec l’évolution considérable de la technologie, le mixage et le mastering sont devenus de plus en plus accessibles et efficaces. Désormais, il n’est plus nécessaire d’être un expert en ingénierie sonore pour utiliser les outils indispensables à cette activité, grâce à l’apparition des logiciels de mastering en ligne. Quelles sont les différentes étapes à suivre pour y parvenir ?
Standardisation
Lors d'un mixage mastering en ligne, l’objectif est d’obtenir le son le plus fort possible. Pour y parvenir, la première étape consiste à standardiser le signal, c’est-à-dire à le ramener à zéro dB. La standardisation implique de rehausser l’ensemble du son, de sorte que le pic le plus fort dans la piste touche le zéro dB.
Par ailleurs, au moment du mixage, il est important que le niveau de la sortie principale master ne touche jamais le zéro dB. En règle générale, il est recommandé de mixer à -1 dB ou -2 dB pour disposer d’une marge de sécurité suffisante. Cela implique que le vumètre du bus master oscille entre -6 dB et -1 dB pour les passages les plus forts.
Compression audio
En mastering, l’objectif est d’obtenir un niveau sonore global optimal. Pour obtenir une mesure extrêmement précise de la variation de la puissance sonore selon les fréquences, il faut recourir à un compresseur à plusieurs bandes.
Cette technique permet d’adoucir la variation de la puissance sonore de certaines fréquences tout en préservant l’intégrité des autres fréquences. Bien que faisant partie des outils de contrôle de la dynamique, cette méthode peut influencer la tonalité et le timbre global de la composition.
Nivellation et Spatialisation
Les normes et les standards évoluent avec le temps et varient selon les cultures et les régions du monde. Ainsi, il est essentiel de niveler le son pour apporter de la clarté dans les aigus et de la profondeur dans les basses, afin de satisfaire les auditeurs actuels.
Cette étape permet aussi de contrôler les fréquences subsoniques et de nettoyer celles en dessous de 30Hz grâce à un filtre passe-haut, ainsi que de réduire les fréquences carton aux alentours de 350 à 500Hz. Quant à la spatialisation, elle permet de donner de la profondeur à la musique. Il est possible d’ajouter une légère réverbération générale pour donner de l’ampleur à la piste ou un effet live.
Simulateur d’enregistrement analogique et amplificateur final
Dans le passé, les enregistreurs à bande permettaient d’augmenter les niveaux d’enregistrement jusqu’à saturation, car la distorsion modérée générée par la bande magnétique donnait une sensation de puissance au son.
Étant donné que cela n’est pas possible dans le monde numérique, des outils ont été développés pour recréer cet effet. Par exemple, les plug-ins Fatso et Sonnox Inflator permettent de retrouver cette sensation.
En réalité, atteindre le niveau 0 dB n’est plus suffisant pour répondre aux standards actuels de qualité sonore. À la fin de la chaîne de traitement, un compresseur est utilisé pour augmenter le niveau sonore de l’ensemble du signal. Selon le genre musical, cet amplificateur final peut varier de +2 dB à +6 dB.
Cependant, lors de cette opération, les coups de batterie peuvent être écrasés et fortement atténués. Bien que l’ensemble du signal soit plus fort, le risque est que la batterie perde sa puissance et sa dynamique.
En somme, le mixage mastering s’avère être une méthode efficace pour produire rapidement des pistes prêtes à être diffusées. Il magnifie la musique, lui confère de la texture et la rend plus captivante.
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